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Vivre à Corbeil-Essonnes : Novembre 2007
Aménagement et dépollution du site de la Papeterie : "La grande majorité des terrains ne présente pas de risques sanitaires"

Alors que les bâtiments de la friche industrielle qui menaçaient de s’effondrer ont été démolis, une étude sur la pollution du site vient de rendre des conclusions rassurantes  : la grande majorité des terrains ne présente pas de risques sanitaires. L’aménagement des 14 hectares de terrains va pouvoir commencer. La dépollution sera effectuée au fur et à mesure des travaux de démolition et de reconstruction. Vivre à Corbeil-Essonnes a interviewé le bureau d’étude ANTEA qui nous livre ses conclusions et ses recommandations.

Interview d’Ariane Giraud, du bureau d’étude ANTEA

Vivre à Corbeil-Essonnes : Vous avez réalisé l’étude de pollution sur la Papeterie. Qui êtesvous  ?

Ariane Giraud : ANTEA est un bureau d’étude technique dont les domaines de compétences sont l’eau, l’environnement et la géotechnique. Dans le déroulement global de ses clients publics et privés, ANTEA propose ses compétences et moyens développés à partir des sciences de la Terre et de l’eau, sous diverses formes : études, conseil, expertise, maîtrise d’oeuvre, etc. ANTEA compte aujourd’hui environ 400 collaborateurs dont 300 ingénieurs et techniciens. En environnement, ANTEA accompagne les collectivités et/ou aménageurs dans leur projet d’aménagement, et les conseille en matière de

Comment avez-vous procédé ?

A.G. : Concernant l’ancien site de la Papeterie de Corbeil, ANTEA a suivi les préconisations imposées par la nouvelle réglementation nationale en vigueur depuis cet été, mais aussi celle de la circulaire du 8 février 2007 relative à l’aménagement d’habitations sur d’anciens sites industriels. Ainsi, l’objectif principal de nos démarches fut la gestion des risques sanitaires pour les futurs usagers du site.
Après avoir caractérisé la qualité du sous-sol par la réalisation de sondages de sol ou fouilles à la pelle mécanique (plus de 250 échantillons prélevés), de prélèvements de gaz du sol (sur environ 40 points), et par le prélèvements d’eaux de surface et d’eaux souterraines (en une vingtaine de points au droit du site), il nous a été possible d’identifier les zones devant faire l’objet de travaux. A partir de tous les résultats obtenus, des calculs de risques sanitaires nous ont permis de valider nos hypothèses de dépollution et notamment de vérifier la cohérence de ces travaux avec les aménagements futurs. Les conclusions de ces études montrent que la grande majorité des terres au droit du site ne présente pas de risques sanitaires.

De quelle nature est cette pollution ?

A.G. : Sur les 14 hectares que compte le site, une faible minorité devra être excavée et évacuée du fait de la présence principalement d’hydrocarbures.

Avez-vous détecté des anomalies dans les eaux de surface ?

A.G. : Les dernières analyses des eaux de surface dont nous disposons datent de septembre 2005. Elles n’ont pas montré d’anomalies environnementales sur les paramètres qui ont entraîné les arrêtés préfectoraux de 2003 (suite à l’incident de vandalisme des transformateurs). A ce jour, les eaux sont classables bonnes à moyennes sur ces paramètres (notamment les PCB) selon les nouvelles valeurs guides du MEDD et des agences de l’EAU.

Et dans les eaux souterraines ?

A.G. : La première nappe d’eaux souterraines est rencontrée entre 1 et 3 m au droit du site. Plusieurs campagnes d’analyses de ces eaux souterraines ont été menées depuis 2004. Les résultats obtenus permettent de conclure que des investigations complémentaires ne sont pas nécessaires.

A la lumière de vos investigations, l’aménageur du terrain, la société Bouygues propose d’excaver les sols impactés par la pollution et de réaliser cette dépollution au fur et à mesure des travaux de démolition et de reconstruction. Ce type de traitement et cette méthode sont-ils adaptés à la situation ?

A.G. : Comme dans toute reconversion d’anciens sites industriels, les terres seront rendues sur le plan sanitaire conformes aux usages futurs du site. Le mode de traitement privilégié est en effet l’excavation, méthode la plus radicale mais également la plus sécuritaire. Lors des travaux, une attention particulière sera portée pour la protection des eaux de surface et des eaux souterraines. Aucune urgence n’est aujourd’hui identifiée au droit du site. Une dépollution par étape permet de procéder au mieux et sans précipitation.

(Photo 1 : Antonio Valente)





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